Les récits des candidats


Écrit par Pierre BANNIER, le 7 octobre 2014
103 votes

Les fleurs fanées de la terre promise (chapitre 4)

4 Clara m’a appelé (j’avoue que je ne m’y attendais pas) Carla m’a appelé. C’était plutôt une surprise. Pour être honnête, ça me fait souvent ça lorsque le téléphone sonne. J’ignore pourquoi mais c’est comme ça. Mais avec Carla c’est autre chose, ça en rajoute. Carle est une brune de 27 ans. Elle est jolie comme un cœur mais nos rapports ne sont pas exactement définis. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé jusque ici ni où nous en sommes vraiment elle et moi (si tant est que nous en soyons quelque part). Nous…
Écrit par Pierre BANNIER, le 7 octobre 2014
103 votes

Les fleurs fanées de la terre promise (chapitre 3)

3 Je regarde mes chaussures (elles ont des trucs à me dire, et moi aussi) Je ne suis pas encore parti : il me faut toujours un peu de temps pour intégrer les événements. J’ai en moi une sorte d’inertie qui joue un peu le rôle d’un tampon face aux stimulations extérieures. D’un côté ça me préserve, mais d’un autre côté ça m’enlève un peu de spontanéité… Pour le moment, je regarde mes chaussures. Oui, je regarde mes chaussures. Et de près, encore ! …surtout la semelle. Je suis assis dans mon salon et je regarde…
Écrit par Pierre BANNIER, le 7 octobre 2014
110 votes

Les fleurs fanées de la terre promise (chapitre 2)

2 La place du mort (et autres insatisfactions préambulaires) Je ne pratique pas l’auto-stop. On peut même dire qu’en général je préfèrerais rester sur le bord de la route plutôt que de lever le pouce en marchant à reculons. Cependant je dois avouer qu’un jour j’ai dû recourir à ce mode de transport. Mais c’était plutôt du dépannage, je n’avais pas beaucoup le choix. C’est curieux d’ailleurs parce que je n’ai pas très envie de me rappeler avec précision les circonstances qui m’avaient amené à tenter le destin.…
Écrit par Pierre BANNIER, le 7 octobre 2014
150 votes

Les fleurs fanées de la terre promise (chapitre 1)

1 J’irai où vous voudrez (pourvu que ce soit loin) Je m’appelle Grégoire. Mais le plus souvent mes amis m’appellent Greg. Je n’ose pas leur dire, mais en fait je ne suis pas sûr d’aimer ça. Après tout ce n’est pas si grave, mais quand même, mon prénom c’est Grégoire, et pas Greg. Enfin, bon. Aujourd’hui, je suis confronté à un petit questionnement : mes prochaines vacances ne vont pas tarder, et je ne sais pas quoi en faire. Je sais, ça a l’air bête, comme ça, et surtout n’allez pas croire que je suis du…
Écrit par Anne-Sophie Guénéguès, le 7 octobre 2014
33 votes

L’effeuillage de ma femme

Un dimanche, je la vis. Le verbe « voir » est inapproprié, car je la devinai seulement derrière les hautes grilles rouillées ; se révélait à peine le toit d’ardoises où logeaient deux cheminées en briques. Mon enquête ne fut pas longue, je découvris quelle agence avait en charge de trouver un acquéreur. Dès le lundi, je pris rendez-vous pour une visite le samedi suivant. Je piaffais d’impatience et chaque soir je garai ma voiture à l’entrée du chemin qui menait à ma future demeure. Je n’en doutais point.…
Écrit par Sandra Rastoll, le 7 octobre 2014
238 votes

Phoenix

Phœnix est mon symbole, il aurait pu être mon pseudo mais j’ai choisi de signer mes articles de mon prénom, Günter. Son symbolisme n’est que répétition car Phœnix se brûle les ailes pour renaître encore et encore dans la même vie. Mais ce qui a péri avec lui dans une de ses vies ne revient pas à la vie avec lui. Le but du jeu est là. Se débarrasser au fur et à mesure des entraves qui l’empêchent de prendre son envol et d’être ré-ellement celui qu’il est au fond de lui. Rien ne survit à part lui. Et aucun…
Écrit par Sandra Rastoll, le 7 octobre 2014
239 votes

Comme de l’or

J’aurais aimé garder mon âme d’enfant, faite d’insou-ciance, de rire et d’émerveillement ! Mais par-dessus tout, j’au-rais aimé "rester comme de l’or", tel que le dépeint un magni-fique poème de Robert Frost. J’y repense quand je me laisse tomber sur la balançoire plantée dans mon jardin. Je saisis les cordes des deux mains et je pousse sur mes jambes pour me donner de l’élan. L’air frais bat mon visage. Le paysage commence à basculer et le ciel m’appelle. Plus haut, plus fort, pour atteindre les nuages et…
Écrit par Sandra Rastoll, le 7 octobre 2014
233 votes

MEMOIRES

Sur le plan cosmique, actuellement, Saturne titille nos mé-moires karmiques. Que vous soyez taureau ou poisson, quel que soit votre signe astrologique, vous êtes soumis aux influx de cette lourde planète, imposante en poids, mais également en émotions ! Son autre nom, Kronos, devrait éclairer les plus profanes en la matière. En remontant le temps, elle fait ressurgir les se-crets les plus cachés et les mieux gardés par notre inconscient ! Il n’est pas facile de digérer certains accidents de…
Écrit par Sandra Rastoll, le 7 octobre 2014
243 votes

Un mystérieux voyage

Assise sur le rebord du monde, j’observais cette Terre qui grouille d’hommes affairés à remplir inconsciemment leur mis-sion. Je me retournai un instant, jetant un œil dans mon sac à dos que la lune noir m’avait glissé lorsque j’étais "remontée" du monde d’en bas. Accoudée sur la rambarde de l’Astral, je scru-tais la Terre à la recherche de mes futurs parents. J’observais attentivement chaque aura, à l’affût du moindre signe, corres-pondant à mes attentes. Et tandis que la génétique commençait le long…
Écrit par Sandra Rastoll, le 7 octobre 2014
237 votes

Une moitié d’orange

Voilà à quoi nous ressemblons : une moitié d’orange. L’origine de cette drôle de comparaison remonte à bien long-temps. Il semble que Platon ainsi qu’Aristophane y soient mê-lés. Zeus, le premier, a dit que chaque humain était coupé en deux. L’amour consiste à retrouver son autre moitié pour re-constituer l’unité entière ! Ainsi l’on passerait notre vie à rechercher cette moitié, im-parfaite comme nous, pourtant parfaitement complémentaire de nos bosses et de nos plaies. Alors, dans un élan fusionnel, comme si…