Les récits des candidats


Écrit par Théophile Marcelin, le 8 octobre 2014
4 votes

Article : L’OPTIMISTE

Il est bon de croire en la victoire après une nouvelle défaite C’est ce sentiment d’espoir qui aide à relever la tête Comme faire face à son miroir après un lendemain de fête Il faut voir le visage du personnage que l’on reflète La mémoire n’effacera pas toutes ces choses que l’on rejette Seul le courage accepte les erreurs que l’on regrette Théophile Marcelin TEHE
Écrit par Théophile Marcelin, le 8 octobre 2014
3 votes

Article : FACULTÉ DE L’ÊTRE MODERNE

Chacune de mes traces écrites montrent une trace habilité.
Écrit par Lea Golder, le 7 octobre 2014
61 votes

Real TV

Des gouttes de sueur perlent entre sa chemise froissée cintrée et son dos épilé, ses genoux trépignent de jouer des castagnettes, les secondes semblent bloquées telles des rochers dans un sablier. En face de lui, les trois membres du jury fixent leurs notes en faisant des petits bruits de bouche. L’un deux se recule sur son siège, lève des yeux blasés en sa direction. Il le regarde à la racine des cheveux avant d’égrener les premières syllabes tant attendues et redoutées : n°2841 A ce premier signe…
Écrit par Lea Golder, le 7 octobre 2014
57 votes

Trois médecins par mois, des tests de tous genres, sanguins, hépatiques, endocriniens, osseux, neurologiques, psychologiques, à coups de piqûres douloureuses, d’IRM froids et bruyants, de prélèvements pénibles, de scanners et radios désagréables, de thérapies morbides, voilà le traitement que Sabine ma mère m’inflige par compassion depuis maintenant seize ans. Oui voilà seize ans que je souffre d’absolument partout, et que ma mère me trimbale de cabinets en hôpitaux, en quête frénétique d’une réponse…
Écrit par Lea Golder, le 7 octobre 2014
78 votes

Omniscient

Voilà maintenant une éternité que je vagabonde dans ce trou perdu et tout me paraît plus opaque encore qu’avant l’acte ultime. J’ai beau avancer, je ne peux me soustraire à l’idée de faire du sur-place. Pourtant, tous les témoignages des rescapés concordaient : d’abord le tunnel, ensuite la lumière qui vous emmaillote dans une sensation d’extase et de plénitude… Affabulateurs. De toute évidence, la lumière ne symbolisait que le retour à la vie. Comment ont-ils pu avancer le postulat de paradis, d’au-delà ?…
Écrit par Lea Golder, le 7 octobre 2014
78 votes

Engagement

Cela faisait une demi-heure que le poste de radio diffusait les informations internationales lorsque Mathilde s’extirpa de ce rêve dans lequel elle commentait en direct l’entrée triomphante du commandant Marcos à Mexico. Comme à l’accoutumée, elle réalisa que ce rêve n’était que le résultat de ce lourd sommeil qui trahissait son refus quotidien d’aller travailler. Elle s’étira mollement et prit une douche froide qui eut pour unique effet non escompté de l’engourdir. C’est en mâchouillant lentement son…
Écrit par Lea Golder, le 7 octobre 2014
93 votes

Week-end au vert

Aurore est évoquée dans les journaux. Rubrique faits divers, c’est bien l’unique encart qu’elle mérite : à la hauteur de sa petitesse. Titre : une étudiante en droit mystérieusement disparue. Je suis surpris d’une telle réactivité publique. De ce que rapportent les journalistes, c’est sa mère qui, surprise de ne pas obtenir de réponse à ses appels, est passée à son studio. En découvrant le téléphone débranché, elle a interpellé la police. Motivé par la convoitise de la célébrité télévisuelle, son voisin et…
Écrit par Lea Golder, le 7 octobre 2014
92 votes

Irrésistible

Je m’explique : le jour où j’ai rencontré Aurore, elle avait tout du crépuscule, rien de rayonnant en somme. J’étais accoudé au comptoir d’une brasserie comme je les apprécie : des planches de charcuterie servies avec du bon pain, des serveurs en salopette et chemise à carreaux qui ont la gouaille des titis dignes des romans de Victor Hugo, et une clientèle cosmopolite, artiste, stylée en toute nonchalance, chacun ayant sa particularité qui fait tout le charme des bohèmes pas si bourgeois. Aurore, sa…
Écrit par PIERRE PAUL NELIS, le 7 octobre 2014
14 votes

Mon avis du jour ?

Diable ! Que la lâcheté humaine est prodigieuse. Flagornerie et bassesse sont au menu. J’adore ces expressions communes à un groupe ; j’entends les conversations basses et silencieuses. Les génies du verbe qui désirent passer à la postérité de la souveraine connerie. Céline ? Je te rejoins dans ton analyse. L’être humain est un triste guignol. Des avocats de pacotilles, des écrivains de troisième zone, des diplômés de la guindaille etc. Tout cela mijote avec le doux mélange du fuel et de l’acide…
Écrit par Pierre BANNIER, le 7 octobre 2014
105 votes

Les fleurs fanées de la terre promise (chapitre 5)

5 Je ne veux plus partir (enfin, presque) Que l’on ne se méprenne pas : ma motivation à partir sous d’autres cieux était sincère et réelle. J’avais tout bien préparé et je me languissais presque, profitant du plaisir anticipé de la pré-rumination du départ. Mais là, depuis hier, c’est comme si une chape de plomb s’était abattue sur mon enthousiasme, comme si j’espérais pouvoir repousser mes vacances. Rien à voir avec Clara. Enfin, je crois. Les raisons me paraissent plus complexes. Ce qu’il y a surtout,…