Les récits des candidats


Écrit par Fredleborgne, le 9 octobre 2014
30 votes

La lumière : Ultime Episode (Opus 5)

Depuis quelques temps, je sentais monter du côté de Fred une certaine douleur, une sorte de spleen dans lequel il se plongeait de plus en plus fréquemment, de plus en plus longuement. De sombres pensées devaient l’assaillir alors qu’il avait l’éternité pour se purger de son expérience terrestre, et progresser sur la voie de la sagesse qu’il avait choisie. Pour le soutenir, il avait la compagnie d’un baudet afghan, qu’il avait tenté de sauver d’un champ de mines, avant de le conduire dans une verte…
Écrit par Fredleborgne, le 9 octobre 2014
29 votes

La Lumière : Incorrigibles ! (Opus )

Les problèmes d’après fin du monde n’ont pas tous été réglés, loin s’en faut. Il y a toujours un borgne pour les soulever au plus haut niveau. Niort le 8 septembre 2099, 3 h du matin. La tour des Mutuelles et Assurances Unifiées, en plein centre-ville, avenue de Paris, s’effondre, suite à une explosion dans ses sous-sols. Haute de huit cents mètres, elle s’écrase sur le multiplexe géant de la place de la Brèche et aplatit les dix mille voitures des quinze niveaux de parking souterrain. Quelque part,…
Écrit par Fredleborgne, le 9 octobre 2014
30 votes

La Lumière : Comment je me suis fait voler la fin du monde (opus 3)

J’avais laissé vingt minutes aux humains pour apprécier une dernière fois d’avoir été vivants, bien comprendre ce qu’ils allaient perdre une fois pour toutes. Mon plan était simple : la Lune devait se rapprocher de la Terre sans la toucher. Elle la frôlerait de si près que les mers monteraient à sa rencontre et la suivraient dans sa trajectoire. Une vague de deux-cents kilomètres de haut nettoierait mieux qu’un karcher toute cette saleté d’humanité. Derrière elle, la surface terrestre ne manquerait pas…
Écrit par Fredleborgne, le 9 octobre 2014
30 votes

La Lumière : 20 minutes avant la fin du monde (opus 2)

Comment je l’ai su ? Comme tout le monde, je ne sais pas. Mais je le sais. La fin du monde est pour dans vingt minutes. Il est midi moins vingt. Pour quelqu’un de pratique, ce serait peut-être le moment de prendre un dernier verre, à l’apéro. Mais je suis seul chez moi, et je n’ai pas pour habitude de boire seul. Ma femme ne rentre jamais pour manger le midi. Elle a une demi-heure de trajet. Nous ne passerons pas la fin du monde ensemble. Mes enfants sont scolarisés. Eux non plus n’ont pas le…
Écrit par Fredleborgne, le 9 octobre 2014
31 votes

La Lumière : (opus 1)

Un conflit meurtrier dans le désert tue de nombreux jeunes de différentes nations, de différentes religions. Des armes de destructions massives côtoient les drones répandant dans l’atmosphère des armes chimiques. Les corps-à-corps sont rares. Il s’agit le plus souvent de fantassins achevant des blessés, là d’une rafale, là d’un coup de baïonnette. L’assassin de toute façon ne comprend pas la langue de son ennemi agonisant. Les âmes jaillissent dans mon territoire. Sagement elles s’alignent et se dirigent…
Écrit par Nio, le 9 octobre 2014
4 votes

La princesse noire et le japonais

Je vais te raconter une histoire. Cette histoire a lieu en Afrique, dans quel pays ? Imagine ! Une princesse puissante vivait dans un grand village. Elle avait une fortune sans limite et les femmes étaient ses amies. Les hommes étaient les esclaves de la princesse. Mais aussi ils pouvaient très vite plonger chez les crocodiles si elle était insatisfaite. Un soir pendant qu’elle dormait dans sa chambre avec ses deux gros tigres, une femme débarqua : — Princesse un homme est sur votre…
Écrit par Pierre BANNIER, le 9 octobre 2014
90 votes

Les fleurs fanées de la terre promise (chapitre 8)

8 Luigi (c’est comme ça qu’il s’appelait) Aujourd’hui, j’ai rencontré quelqu’un de plutôt original. Dans la rue. Il s’appelle Luigi. Quelqu’un qui travaille à la SNCF dirait de lui que c’est un Grand Voyageur. Sauf qu’il est venu ici en avion, tout comme moi. Luigi est marrant. Il n’est pas italien, mais en a bien l’allure. Il semble être curieux de tout et n’avoir peur de rien. Je ne sais pas quand il est arrivé au juste. En fait je n’ai pas bien compris, car il est parfois difficile à suivre. En tous cas…
Écrit par Théophile Marcelin, le 9 octobre 2014
2 votes

Article : MUSE ORIENTALE

(texte purement improvisé durant une conversation) Je te cherche dans un lieu sacré à l’architecture arabe Je t’aperçois tu es ... Radieuse celle qui me manquait Je me plonge dans ton regard Je ferme les yeux ... Puis tu disparais Je grimace comme un enfant Qui cherche sa maman dans un Supermarché Tu arrives derrière moi Je te sens tu es celle... Qu’il me fallait Je fais face la couleur olive Autour de tes pupilles Noires Tu m’intimides je n’emets plus aucun Battements de…
Écrit par Pierre BANNIER, le 9 octobre 2014
89 votes

Les fleurs fanées de la terre promise (chapitre 7)

7 J’ouvre les paupières (here I am) Au commencement il y eut un bruit. Pour être tout à fait honnête, je ne saurais pas dire lequel, mais il y eut un bruit, ça j’en suis sûr. Et c’est immédiatement après que j’ai ouvert les paupières. Le noir est presque complet : mon réveil n’en sera qu’adouci. Mais ce n’est pas un problème en soi. Non, mon problème, à cette seconde, c’est que je ne sais pas où je suis, mais alors pas du tout ! Du coup, je n’essaie pas de me replonger dans le sommeil, car je sens dans mon…
Écrit par Pierre BANNIER, le 9 octobre 2014
91 votes

Les fleurs fanées de la terre promise (chapitre 6)

6 Airport (une danse à mille temps) Je suis arrivé sans encombre à l’aéroport. Je ne me suis même pas pressé. J’ai pris mon temps, et il m’en reste. Je suis donc confortable pour aborder toutes les petites étapes successives qui m’amèneront finalement à bord de mon aéroplane. Les halls d’aéroports n’ont pas de plafond. Ils en donnent l’impression, en tous cas. Du coup, la réverbération des sons y est importante et contribue à créer une curieuse ambiance, sauf à Stockholm et quelques autres villes, où…