L’aventure "Balzac’ vue de l’intérieur !


A l’aube du dernier matin au château de Brillac, une évidence s’impose au bas du bilan de cette incroyable aventure. Rien ne sera plus comme avant. L’Académie Balzac porte bien son nom ; Depuis le 1er Octobre, il s’est déroulé entre ces somptueux murs, une tranche de la Comédie Humaine, même si parfois, nous avions le sentiment de sombrer dans la Divine Comédie.
Tout a été savamment orchestré de notre départ précipité à notre arrivée à 2h00 du matin dans ce château qui pour l’occasion, s’était paré d’une brume fantomatique. Le temps de somnoler quelques heures, harassés par la journée riche en émotion du casting, Paris et son chaos organisé a laissé place à Foussignac et ses champs de cognac en attente de fermentation. La désorientation était totale, l’isolement palpable. Les bases du jeu venaient d’être posées.
Dès le premier jour, une tentative d’évasion a permis de tester les limites qui nous étaient autorisées. Les grilles du château pouvaient demeurer ouvertes sans crainte de récidive, le premier soupçon de vie humaine se trouvait à une bonne heure de marche. Nous étions piégés, abusés par un espoir de semi-liberté. Aucune distraction, ni échappatoire, un seul maitre-mot : écrire nuit et jour s’il le fallait.
Nous nous sommes donc retrouvés, entre inconnus, rassemblés autour d’un seul sujet qui nous unissait : l’intrigue. Du petit déjeuner au diner, les conversations roulaient autour du thème et du genre littéraire qui n’étaient pas forcément notre tasse de thé, toutefois, il fallait bien s’y adapter. Ecrire ensemble, entassés dans une pièce, où Maitre Dansel officiait, ne fût pas des plus simples. Trouver l’inspiration lorsque les cliquetis se font entendre tout à côté a de quoi franchement stressé ! De plus, à peine nous levions le nez, nous nous retrouvions nez à nez avec l’objectif des caméras, déterminé à « puscher » la réalité.
Au fil des jours, nos cernes se sont creusés autant que notre détermination se renforçait. Nous devions assembler ce puzzle de textes d’inspiration différente, pourtant tous centré sur le même chemin de fer, sans pour autant tomber dans une effroyable platitude. Maitre Dansel a mis au point une méthodologie implacable nous permettant de voir le puzzle se former au fil des lignes qui noircissaient le papier. Le point final a été mis, les dernières corrections apportées, il y a seulement quelques heures à ce livre à peine écrit et pourtant si controversé.
La pression de rédiger, ensemble dans un délai de 20 jours, un ouvrage cohérent et digne d’intérêt a été notre moteur au grand dam des détracteurs désœuvrés ou éconduits qui se sont déchainés. Les émotions et les réactions ont été exacerbées et aujourd’hui, nous allons quitter la scène de ce théâtre improvisé.
Je repartirais avec ce que je ne m’attendais pas à trouver : Tout d’abord, une belle boite à outil qui me permettra de « dégraisser le mammouth » et de ciseler mes manuscrits. Ensuite, un œil neuf sur la façon d’écrire et de jeter les maux sur le papier. Enfin, de belles rencontres, autant littéraires qu’amicales, des coups de cœur pour des styles particulièrement riches en émotion, des personnalités touchantes, marquantes. Je ne vos oublierais pas !
Tout cela je ne l’aurais pas vécu si VOUS ne m’aviez porté par vos votes, vos encouragements, vos coms et vos MP. Aucun mot ne suffit à vous décrire ce que je ressens par contre, celui que je vous offre comme vous m’avez offert la possibilité de rêver est celui-ci : MERCI DE TOUT CŒUR !
Au final, je rentre chez moi avec une certitude : Cette aventure m’aura appris beaucoup plus sur moi-même que ce que je ne l’espérais. Mes limites ont largement été repoussées et mon envie d’écrire est plus forte que jamais !


Publié le 19 octobre 2014

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L'auteur

Sandra Rastoll

Âge : 45 ans
Situation : Union libre
Localisation : VALDEBLORE (06) , France
Profession : COMPTABLE/ECRIVAIN
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