Un long fil d'Ariane


Cette fois-ci, impossible de trouver le sommeil. Partagé entre le fait d’être atteint d’une maladie incurable qui le rongeait petit à petit et celui d’être aux portes de la folie, André n’entrevoyait qu’une solution à ce mal de vivre, le suicide. Victime de voix imaginaires et d’apparitions de proches disparus, il était à bout. Il avait encore en mémoire les obsèques de ses amis défunts. Pourtant, lorsque ces fantômes lui parlaient, ils semblaient bien vivants et en parfaite santé. Qu’est-ce qui pouvait encore retenir le pauvre martyr sur cette terre ?
Ouvrant le tiroir de la petite table de nuit en merisier, il en retira une boîte de puissants somnifères prescrits par le docteur Bardot. André imagina un instant avaler tout le contenu et boire un verre d’eau pour faire couler le tout. Après quelques instants de réflexion, il songea à Agnès. Soudain, provoquant la mort avec véhémence, il s’écria :
— Tu devras encore attendre !
Un seul cachet descendit dans l’estomac d’André qui finit par s’endormir.

Le lendemain, 1er juin, le cachet magique ayant accompli son effet soporifique, André ouvrit les yeux en constatant avec le sourire :
— Il y a longtemps que je n’ai aussi bien dormi. Jamais Je n’aurais dû lire tous ces messages sur les forums de santé. Ça angoisse les hypocondriaques comme moi plus que ça ne les conseille. Pourquoi toujours craindre les effets secondaires des médicaments ? Le psy avait raison.
Sorti du lit, habillé avec goût, André se retrouva bientôt dans la rue. Il était 10 heures, la température était douce. Il écouta avec plaisir les piaillements des jeunes élèves de l’école d’à côté, en récréation. Habituellement, ces cris l’excédaient. Heureux de ne pas avoir répondu à l’invitation de la grande faucheuse, le cœur rempli de joie, il décida de marcher jusque chez Agnès avec le projet de se mettre à genoux pour lui demander sa main.
Á cent mètres du domicile de l’heureuse élue, les voix énigmatiques se manifestèrent à nouveau.
— Non ! Non, quand cela cessera-t-il enfin ? gémit-il en se martelant les tempes avec ses poings.
Quelques passants l’observèrent en se posant la question sur l’état de santé mental de notre ami. Les mots du psychiatre lui revinrent une fois de plus à l’esprit : « tentez d’identifier les voix plutôt que de vous révolter pour les ignorer. » Levant pour la énième fois les yeux au ciel, André tendit l’oreille à la manière du repentant à l’affût de la moindre grâce divine. Parmi les voix imaginaires de son esprit, Il comprit ces quelques mots : « encore combien de temps ? » Une voix féminine apparemment. Mais comme d’habitude, impossible d’en identifier clairement le timbre. Préférant oublier cet épisode schizophrénique qui le conduirait tôt ou tard en centre psychiatrique, André avança jusqu’à la porte de l’immeuble d’Agnès. Un locataire sortit au même moment et André en profita pour se glisser dans l’entrebâillement. Utiliser l’interphone aurait gâché l’effet de surprise. Tout en se demandant pourquoi il n’avait pas pris cette décision plus tôt vis-à-vis d’Agnès, André avala les marches de l’escalier. Heurté par la vétusté à laquelle il n’avait pas prêté attention auparavant, il remarqua les petits carreaux du carrelage qui se décollaient sur chaque palier. L’impression que le sol se dérobait sous ses pas le gagna. L’émotion, pensa-t-il. Face à la porte, il inspira plusieurs fois avant de sonner. Personne ne répondit aux coups de carillon. Tournant machinalement la poignée de laiton, André s’aperçut que la porte n’était pas verrouillée. Il osa pousser celle-ci pour pénétrer dans l’appartement. Les volets ouverts accueillaient la lumière du jour inondant le lieu. André eut un pincement au cœur, l’appartement était désespérément vide.
Impossible ! Comment Agnès avait-elle pu préparer ses bagages et déménager aussi vite alors que la veille ils étaient tous deux à prendre un apéritif au salon. Inspectant avec précipitation chaque pièce pour en avoir le cœur net, André repéra une enveloppe posée sur l’évier de la cuisine. Seul endroit surélevé et assez évident pour laisser un mot d’adieu. L’écriture et le nom sur l’enveloppe ne laissaient aucun doute sur le destinataire. Les mains tremblantes, il décacheta l’enveloppe à peine collée.

Cher André, lorsque tu liras cette lettre, je serai loin. Partie vers une destination connue de moi seule. Á l’insu de tous, j’ai réservé un billet d’avion. Une équipe de professionnels s’est chargée du déménagement. Tout le mobilier est destiné à la fondation de l’abbé Pierre, Emmaüs. Je préfère ne pas m’encombrer de ces pesants souvenirs. Les seuls que je désire conserver sont ceux que j’ai passés en ta compagnie. J’ai vraiment vécu des moments merveilleux avec toi. Je savais que tôt ou tard tu reviendrais pour me déclarer ta flamme. Mais nous deux, c’est impossible. Tu dois vivre autre chose et te réaliser avec quelqu’un d’autre. Crois-moi, la vie avec moi ne serait qu’illusion. Je souhaite demeurer à jamais dans ton cœur comme toi dans le mien. Adieu,
Agnès

André posa la lettre sur l’évier tout en laissant perler des larmes sur son beau visage de quadragénaire. Se maudissant de n’avoir pas su prononcer les mots au bon moment comme un ado qui échoue lors de sa première tentative de séduction. L’instant suivant, il éclata de rire en avouant :
— Quelle ironie du sort. Je suis persécuté par des voix imaginaires et des fantômes depuis plus de six mois. Je risque de finir dans un hôpital psychiatrique et ce qui me terrorise le plus, c’est la fin de cette liaison qui n’a jamais réellement commencé…

— On peut vous aider, André. C’est à vous de choisir, répliqua le docteur Bardot.
Excédé par cette thérapie qui n’en finissait pas, André sortit de ses gonds :
— Ça fait depuis le début de ces séances comportementales que vous me dîtes ça et nous en sommes toujours au même point.
— Je vous ai proposé l’hypnose et vous la refusez.
— Écoutez ! Je veux bien croire en la psychologie, la psychanalyse, à l’interprétation des rêves aux antidépresseurs et aux somnifères mais je refuse de me prêter à ce genre d’expérience saugrenue. Je ne suis pas un phénomène de foire.
— Ah ! Finalement, vous avez pris ce que je vous ai prescrit ?
— Oui ! N’y tenant plus, j’ai cédé aux somnifères. Impossible de trouver le sommeil cette nuit.
— Et alors ? L’effet a été bénéfique ?
— J’ai même imaginé, un instant, avaler la boîte entière.
— Vous pouvez vous contenter des cachets. Inutile d’engloutir l’emballage.
— Vous trouvez ça drôle ?
— Voyez le côté positif ! Vous avez gagné une journée.
— Tu parles ! Me voici de nouveau seul, rétorqua André en levant les paumes vers le haut.
— Et alors ? Vous possédez deux bras, deux jambes et tous vos sens. Je n’irai pas jusqu’à dire que vous possédez toute votre tête…
— Ça suffit ! Vous avez encore trouvé l’occasion de vous moquer de moi.
— Qu’est-ce qui vous empêche d’en faire autant ?
— De me moquer de moi ou de vous ?
— Á vous de choisir.
—  Chaque fois que je rentre dans votre cabinet, j’ai envie d’éclater de rire.
— Ah oui ? Et pour quelle raison ?
— Votre coupe de cheveux et vos polos couleurs pastel sont clownesques.
— Bien envoyé ! Vous voyez, ce n’est pas si difficile de rire des autres et de soi. Vous vous prenez trop au sérieux.
— C’est dans ma nature.
— Et vos voix, avez-vous réussi à les identifier ?
— L’autre jour, j’ai cru comprendre une phrase qui demandait : « combien de temps ? »
— Quelles sont vos conclusions ?
— Á vous de me le dire.
— Vous présentez les caractères de la schizophrénie, mais contrairement aux sujets habituels de cette pathologie, vous êtes conscient que ce n’est qu’une illusion. De plus, les symptômes de la maladie apparaissent généralement chez l’adulte jeune. Je pense que dans votre cas, c’est une névrose et qu’il faut que nous trouvions ensemble les mécanismes pour enrayer le problème.
— Quand vous dîtes enrayer, vous voulez dire faire disparaître ces voix ?
— Non, sans support chimique ce sera difficile. Mais vous pouvez vivre avec sans que cela devienne empoisonnant.
— Dans ce cas, je veux bien essayer l’hypnose si ça peut m’éviter de prendre des potions abrutissantes.
— Sage décision, nous verrons cela la semaine prochaine. Un confrère dirigera la séance si ça ne vous dérange pas.
— Bah ! Au point où j’en suis…
Sur le chemin menant à son appartement, André eut l’idée de passer prendre des nouvelles d’Immo De A à Z, son cabinet d’architecte. Un véhicule étranger était stationné à la place du sien. Un client distrait, pensa-t-il. Pénétrant brusquement dans le cabinet, comme il avait l’habitude de le faire, dans le but d’effrayer la secrétaire, André fut surpris du changement de décoration. Les peintures étaient vraisemblablement refaites, tout comme le revêtement de sol.
— Bonjour Madeleine. Qu’est-ce que ça signifie ? Le bâtiment aurait-il brûlé ?
— Bonjour monsieur Drumond, c’est Bruno qui a décidé ces petits changements.
— Bruno !!!
— Oui, le nouvel associé de monsieur Velin.
Madeleine piqua son fard avant de poursuivre :
— Oh mon Dieu, il ne vous en a pas parlé ?
— Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Je m’absente quelques mois et on jette l’argent par les fenêtres.
Le dit Bruno sortit du bureau d’André :
— Que se passe-t-il monsieur ?
— Qu’est-ce que vous foutez dans mon bureau, vous ?
— Je suis le nouvel associé de Patrick.
— Ah oui ? Et où est Patrick, que l’on s’explique ?
— Calmez-vous, Patrick est absent pour la journée. Comme vous ne donniez plus de nouvelles depuis longtemps, Patrick m’a proposé de vous remplacer, provisoirement.
— Provisoirement ? Mais j’espère bien.
Soudain, André posa ses mains sur ses tempes en serrant les dents, il murmura :
— Cessez de me tutoyer ! Ne me parlez plus !
— Qu’est-ce qui vous prend monsieur Drumond, ça ne va pas ?
— Si, rassurez-vous, mon état se stabilise, comme vous dites.
Madeleine et Bruno se regardèrent mutuellement en faisant une moue d’incompréhension.
Derrière Bruno, un second homme rouquin de plus d’un mètre quatre vingt dix sortit du même bureau.
— André, comment allez-vous ?
— Bonjour… Jacques Thuret… C’est ça ? demanda André en lâchant ses tempes
— C’est bien ça ! fit l’imposant personnage moustachu en s’approchant pour lui serrer la main.
— Vous me reconnaissez cette fois ? Je constate que vos soucis de mémoires sont en voie de guérison.
— Pas tout à fait, j’ai toujours du mal à vous reconnaître.
Heureux qu’on lui montre un peu d’estime, André accepta chaleureusement la forte poignée de main. Il reprit :
— Il faut simplement que je m’habitue à votre nouvelle tête.
— Eh bien, j’espère qu’elle vous revient.
— Oui, ça ira. Sinon, vous avez décidé de conclure notre affaire ?
— J’ai repris le dossier pour lui apporter quelques modifications, ajouta Bruno.
La colère d’André revint au galop.
— Comment ? Vous ne connaissez pas les projets de monsieur Thuret et vous vous permettez de modifier un dossier que j’ai mis plusieurs semaines à concocter ? Et puis, cessez de me parler de mon état !
— Mais je ne vous parle pas de votre état. Où voulez-vous en venir ?
Le puissant Jacques saisit le bras d’André en lui susurrant :
— Voyons, ressaisissez-vous mon ami. Je connais un excellent médecin qui pourrait traiter votre problème. Il soigne le fils de l’un de mes amis. Un garçon atteint de schizophrénie.
Comprenant avec désarroi qu’il ne pouvait dissimuler son handicap, André saisit le poignet de Jacques Thuret pour le forcer à lui lâcher le bras.
— Inutile, je vois déjà un psychiatre. Je vois bien que je ne suis plus le même et que tout le monde me prend pour un fou.
— C’est peut-être simplement du surmenage. Laissez donc vote associé gérer votre affaire le temps que vous preniez du repos.
— Monsieur Thuret a raison, ça s’appelle un burn-out, ajouta Bruno.
— Encore un anglicisme à la mode pour remplacer le mot dépression, rétorqua André, narquois…
Hébété, errant dans les rues de Montaigu, André décida de noyer ses soucis dans l’alcool. Il fit halte au Road 66, nom tiré d’une célèbre route de plus de trois mille kilomètres joignant Chicago dans l’Illinois et Santa Monica en Californie. Derrière le bar, essuyant quelques verres, la jolie femme du propriétaire du café le reconnut :
— Bonjour André, ça va ?
Prenant place sur un tabouret face à elle, André s’étonna :
— Vous me connaissez ?
— Voyons, tout le monde vous connaît ici et il y a un bout de temps que l’on ne vous a pas vu.
La minijupe et le tee-shirt moulant de la jeune femme ne le laissèrent pas indifférent.
— Pourquoi me dites-vous que vous m’aimez ? lança André, supposant avoir entendu cette déclaration.
— Pardon ?
— Non, rien. Laissez tomber !
Les voix imaginaires l’accablant de nouveau, André se dit qu’il fallait employer les grands moyens alcoolisés en espérant que ça l’aiderait.
— Qu’est-ce que je vous sers ?
— Mettez-moi une pression s’il vous plaît.
En moins de 2 minutes, la bière avalée, André commanda de nouveau… commanda encore et encore…
Ce soir, c’était la fête. Les voleurs de lunes, un groupe de rock de la région, mettaient l’ambiance dans ce café placé au centre de Montaigu. Grâce à l’alcool ingurgité, André n’eut pas de mal à se faire des amis. Il discuta avec certaines personnes dont il était pourtant persuadé qu’elles n’étaient plus de ce monde. Il était bien 1 heure du matin quand le patron du café insista fortement pour que les derniers piliers de bar quittent les lieux. André se retrouva sans savoir comment, dans son lit à cauchemarder. Il se sentait pris à la gorge, quelque chose l’empêchait de respirer normalement. L’impression d’une présence bienveillante l’envahit. Quelqu’un, assis dans un fauteuil, l’observait. Un bip incessant lui cassait les oreilles. Levé par l’obligation de soulager sa vessie, il chercha dans le noir à tâtons. Apercevant une lumière dans la cuisine, il comprit que ce bip venait du frigo mal fermé.
Sept jours plus tard, André se retrouva de nouveau dans la salle d’attente du cabinet du docteur Bardot. Ce dernier, pour une fois, était à l’heure. Il pria son client d’entrer dans son bureau en lui précisant :
— Monsieur Drumond, je vous présente un confrère, docteur Lelièvre expert en hypnose.
— Bonjour, sourit André, c’est vous qui assisterez le prestidigitateur ? Vous ferez le lapin ?
— Non monsieur ! C’est moi le prestidigitateur, le docteur Bardot m’assistera.
Celui-ci ajouta :
— Vous faites de plus en plus de progrès au niveau de l’humour, monsieur Drumond.
— C’est en partie grâce à vos bons soins ! J’espère que cette fois-ci, vous allez trouver ce qui ne va pas chez moi.
— Nous verrons cela, reprit Lelièvre, détendez-vous et asseyez-vous !
— C’est comme au cirque, sauf qu’il n’y a pas de public.
— Ne dites plus rien et concentrez-vous ! Fiez-vous à ma voix et uniquement la mienne. Fermez les yeux et imaginez-vous dans l’endroit qui vous rassure le plus. Là où personne ni rien ne peut vous atteindre.
André accepta de se prêter au jeu en se disant que de toute façon, il n’avait plus rien à perdre.
— André !
— Oui docteur.
— Où êtes-vous actuellement ?
— Dans une chambre.
— Á quel endroit de cette chambre ?
— Sur un lit.
— Décrivez-moi cette chambre !
— C’est blanc et froid et quelqu’un m’observe, comme dans mon cauchemar.
— Quel cauchemar ?
— Celui que j’ai fait l’autre jour lorsque je me suis endormi après m’être saoulé dans un bar.
— Comment est la personne qui vous observe ? C’est un homme ou une femme ?
— Je crois que c’est une femme.
— Que fait-elle ?
— Elle me parle mais je ne comprends pas ce qu’elle dit.
— Écoutez attentivement et tentez d’observer ses lèvres !
— Elle m’appelle par mon prénom et me prie de la rejoindre.
— Est-ce que c’est une personne décédée ?
— Non, je la connais, mais je ne sais plus son nom.
— Restez avec nous, André !
— Ce bruit… Le bruit recommence.
— Quel bruit ?
— Ce bip, je tourne la tête pour voir ce que c’est.
— Que voyez-vous André ?
— Un écran avec des vagues vertes. Je dois y aller, je dois rejoindre cette femme.
— Non, restez avec nous André !
— Son pouls s’accélère s’inquiéta le docteur Bardot en lui prenant le poignet.
— Je vais le réveiller.
— Faites vite cher confrère, son cœur bat à tout rompre, reprit Bardot en s’affolant.
André gémit de douleur. Agrippant son flanc gauche de sa main droite il ouvrit les yeux avant de succomber.
— Il fait une crise cardiaque ! déclara Bardot avec panique. Vite, tentons de le ranimer !
Bardot allongea le corps pour exécuter un massage cardiaque alors que Lelièvre se questionnait à voix haute :
— Étrange, jamais je n’ai vu cela en vingt ans de carrière.
Après maintes tentatives, dépité, le docteur Bardot se redressa et conclut :
— Trop tard, nous l’avons perdu…

Ouvrant les yeux, André se releva brusquement sur son lit d’hôpital. Gesticulant en tous sens, il tentait d’arracher la sonde d’intubation. Il pouvait enfin voir cette femme qui veillait sur lui, c’était Agnès. Cette dernière sortit de son fauteuil pour rassurer André.
— Calme-toi ! Enfin, tu es de nouveau parmi nous.
Le serrant dans ses bras, elle ajouta :
— Mon Dieu, merci mon Dieu, je croyais que tu ne te réveillerais jamais.
Alertés, deux médecins accompagnés d’une jeune infirmière entrèrent dans la chambre d’hôpital.
— Éloignez-vous s’il vous plaît, nous allons nous occuper de lui. Fondant en larmes Agnès se jeta dans les bras du premier médecin.
— Docteur, merci pour tout ce que vous avez fait. Il est enfin réveillé.
— Vous voyez, je vous l’avais dit. Les victimes de coma entendent les voix de ceux qui les entourent. Cela peut les guider pour revenir dans notre monde.
— Six mois de patience. Et dire que j’ai cru qu’il faudrait un jour le débrancher, conclut Agnès.
De longs mois de rééducation seront nécessaires pour qu’André, victime d’une mauvaise chute en visitant ce maudit chantier, puisse récupérer ses facultés, retrouver ses amis et sa femme. Choses importantes acquises par André au cours de cette expérience, conserver son humour en toutes circonstances et l’amour des siens comme fil d’Ariane.

FIN


Publié le 12 août 2014

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L'auteur

Michel Baudry

Âge : 53 ans
Situation : Marié(e)
Localisation : les Brouzils (85) , France
Profession : Professeur de Guitare & é
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