La naissance d'un monstre


Depuis mon miroir, j’écris des histoires. Pourquoi, je me suis dis un jour, j’aimerais être auteur. Si j’avais su, que je deviendrais ce monstre, né Humain, je perds la boussole et mes mots jamais ne me consolent... Pourtant, l’exercice de taper des lettres qui s’assemblent et deviennent des mots, sans cesse, allant vers la phrase, le point, le poing parfois est viscérale. Alors pourquoi je râle ? Je crise. Né vent, je deviens électrique, impuissant, mes maux sont mon ventre amer, du Vendredi au Lundi. Nous somme un Jeudi, j’oublie le jeu pour devenir cette audace de poser l’image de mon ego, ce je qui finie par se déformer allant de regard en conscience ! Au début, ma dysorthographie prêtait à sourire, certains allez me pendre pour oser voler de mes ailes coupées, me sentir oiseau, papillon, dauphin, raie, et finir plaie ouverte. Certains les biens pensants, ceux qui décident à votre place, me traitait de "flatulent" eux qui jamais affrontent ce miroir de l’âme, si sûr de leur science, vous connaissez les mots absents, je ne souhaite pas y ajouter une dose d’audace !

Le miroir madame, c’est la triste solitude, mes bleus je les aient appelé Terre, "Bleu Terre", un publique c’est dessiné, d’autres ne goûtaient pas à ma prose, ma folie de lancer ma liberté d’aimer une femme, pas un miroir de moi, mon inversée, elle est tendance, saisie sa chance, porte l’enfant, navigue en vrai. Moi qui suit cette araignée, mort un après-midi en ouvrant sa lettre, 99, le diable, sans doute à pris mon essence, j’ai pleuré tout mon soûl, plus tard, plus de deux jours après, sans doute je me suis saoulés, jamais ouvert les veines, alors j’ai tout perdu, chien, chat, ami, copains, copines, quand le malheur arrive à votre porte, ce n’est pas un ruisseau qu’il apporte mais le désert !

Marin, enfin fils d’Éole, je partais sur la mappemonde le soir, et dans la vraie vie, son visage accompagnait mes songes, mes derniers mensonges, je l’ai revu, ne l’ais pas reconnue, car elle ne m’aimait plus, l’engrenage, alors, la bombe ce fit limace, fuguasse envol du plaisir, la nuit, le jour. Un cap constant prit sa place, à elle déesse d’un instant. Direction pas en sympathie à l’hôpital psychiatrique, rapatrié sanitaire, pas de quoi fouetter une chouette, mais l’abandon de l’être, et ses lettres qui n’arrivaient pas à destination. Le silence. Dans ma famille, il est grand, il prend toute la place, il est la messe dite, la confession, et chez-moi, il est devenu l’abandon Aujourd’hui, je suis une plaie, ma pensée une douleur,et ce n’est pas une métaphore, moi qui la croyais sauvage. Consterné que je suis devenu, et j’adore les Sternes ses oiseaux nains, alors sous camisole chimique, je me désole de ses nuits à tenter de sombrer mauvais capitaine, absent au nom du courage, j’ai peur des orages. Alors, je pose mes textes à tout vents, celui du Nord, et les trois autres points cardinaux ne font pas de ma petite personne un évêque. Je sais car je le sens que je perds, la force, celle du désir de plaire à autrui, et j’évite le jolie jeu de mots qui va de paire, non que je l’ose pas car derrière le miroir de cet ordinateur, j’ai encore des restes, mais en fait je ne suis que poussière, un désastre né. Dans « Le naufrage de rose » j’écrivais en substance, ceci : « Dans le sillage d’un poisson-lune, il poursuivait son chemin, occultant le doute de croiser sa main. Triste espoir. Elle naviguait sur une autre planète, d’autres mers, d’autres bras, sa route était ailleurs. Je fuyais mon quotidien, cherchais mes limites, ma frontière, et ne voulais pas être nourri de regrets. D’ailleurs son leurre fonctionnait, et la petite planche japonaise coula. Il releva la ligne, une dorade. Elle avait mordu à l’hameçon et sa chair serait tendre. Un petit bonheur. De bonne humeur, il pensait à ce bain d’amour sur les routes d’Espagne. Elle si souriante !

Et ce sourire se cachait dans ses nuits… »

Voyez y ce que vous voulez, de la folie ordinaire, des mots sans cesse, une ancre sans Chine !

Je sais qu’elle ne reviendra plus !
Mes mots restent souvent mystères, touchent le coeur et s’oublient...
Merde.
Me voilà impolie.
Mince.
Graisse, ma faillite.
Je pèse mon poids de bêtise.
Enfance, roi.
Né, Lion.
1969 naissance d’un monstre...

Année exotique !
Je tique.
Septique.
Je toque.
Normal, un chef sans étoile.
Mort, oui !
Morsure.
Venin.

Le serpent est une mer perdu dans le fond d’un aber, pas de menace, je suis devenu par mégarde, un fruit que l’on jette à l’eau, car pourrie, dents, ventre, urgenthurie, je pue la sueur et la maladie, ne croisez pas ma route, je peine à ne pas me nourrir de haine, je peine à me lever, à dormir, à pisser une copie de cinq mille cygne car le mien, mon destin, c’est vous qui l’avez entre vos mains ! Vous qui lisez ce mot, ce mort/vivant écrit ses pages de roman, sans rire, à bout de plume, sans une source qui se tarie d’espoir d’entendre un jour un refrain sur une joli chanson. Oui, « je suis malade ! » Oui, j’ai aimé à « en perdre la raison », mais je me demande « pourquoi les années folles », pourquoi « les fleurs fanent parterre », et moi mon miroir flâne dans cette vie depuis que je sais que nul part où que j’aille cette femme ne voudra de cette naissance d’un monstre de solitude, d’un tapis de regret qui n’en finiront jamais ! Sauf, si la mort est synonymie de paix Je t’attends.


Publié le 7 août 2014

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L'auteur

jean-françois joubert

Âge : 50 ans
Situation : Célibataire
Localisation : brest (29) , France
Profession : écrivain
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