PRODUITS FINANCIERS, GAINS GRIMACIERS


Rime facile, mais à force d’analyses et de constats dramatiques, quelle poudre aux yeux ! En effet, d’un côté, les produits financiers tous les jours vantés à grand renfort de publicité et de l’autre, avec l’inflation et les intérêts dérisoires, produit financier égal capital atomisé.
Tout commence à un moment donné de votre vie où, grâce à un dur labeur, à un travail acharné et à une volonté de fer, le but ultime : trois sous de côté. Une poire pour la soif...
Et puis, rencontre avec le prédateur bancaire. Oups ! Pardon, le conseiller financier pour un rendez-vous.
Enfin le jour J. Le Saint Graal. Le bureau du conseiller. Déco insipide mais tout sur la finance, les meilleurs placements, mon capital transmissible à mes enfants, mes petits enfants... Bref ! Les yeux humides, les doigts du saint homme ou de la sainte femme (attention à la parité) sur le stylo et la main sur des contrats tels que le PEL (Plan d’Effondrement Lent) et le LEP (Livret Essorage Pratique). Café, pousse café, cigare. Trop tard. Bon pour accord avec la fatale signature.
Mon argent en sécurité dans la banque ? Pas de problèmes. Pas de spéculation à Dubail, ni en Malaisie. Spéculation en France, bien de chez nous. Confiance, confiance. Pire que le serpent Kaa dans le "Livre de la Jungle". Question intérêts : nébuleux, crépusculaire. Quid du PIB, des taux de rémunération, de capitalisation, de rendement à minima, d’impôts, de placement, d’action, d’obligation, de pays émergents ? Bref, besoin d’un cours d’économie et de finance pour les nuls ?
Au bout d’une sieste forcée d’environ 1/2 heure, malgré l’engourdissement doublé d’une brume épaisse, tenace dans la tête et bien omniprésente, question du client : combien les intérêts ?
Bonne question Madame, Monsieur. 1,75 % d’intérêt, mais quelle sécurité ! Bientôt Las Vegas ? Rio ? La grande vie ?
Histoire fictive ? Enjolivée ? Caustique ? À peine. Juste la triste réalité vécue dans un bureau d’un quelconque conseiller financier ou d’un assureur.
Aujourd’hui et depuis un bon moment, pléthore de taux d’intérêts ridicules au ras des pâquerettes. Tout pour l’épargne misérable, mais à contrario, pas de régime amaigrissant pour les banques et certaines institutions ... Très confortable même. Un léger embonpoint ?
La Bourse. Répartition des investisseurs :
- 70 %, des robots. Des ordinateurs ultras sophistiqués. Épluchage de la plus petite montée ou descente d’une courbe de la valeur d’une société. Mieux que ça, impossible.
- 20 % des fonds de pension, des assurances, des banques ou des multi-nationales. Des traders professionnels à leurs services.
- 8 à 10 % enfin, des actionnaires particuliers. Quelques traders avisés, mais pour beaucoup peu performants et trop souvent ratiboisés.
Placements mirifiques, mirages, miroir aux alouettes... Autres solutions : les matelas de laine chez soi, avec un bon système d’alarme ? Dangereux. Un coffre en Suisse ? Trop loin. Les Iles Caïman ? Pas le top. La Lune ? Pas encore. Alors quoi ?
En réalité, plus besoin d’épargne. Ras-le-bol des placements soi disant juteux. Stop au bourrage de crâne. La vie et les plaisirs à pleines dents, du vrai, de l’authentique, de l’instant T. Pas de complexités, la vie tout simplement.


Publié le 12 mai 2014

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L'auteur

Claude JANVIER

Âge : 66 ans
Situation : Marié(e)
Localisation : ROCAMADOUR (46) , France
Profession : Commerçant
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