Coupable monsieur le juge


Toi, oui toi ! Regarde ce message que je te fait parvenir ! Maintenant réglons nos comptes !

Le matin j’étais dans tes bras, ta source de vie et l’air que tu respirais. On s’aimait comme un vieux couple et tu me donnais l’impression d’être unique. Je ne te demandais rien en réalité et toi non plus. La seule chose que tu aimais c’était mon sourire.
Ce sourire, penses-tu le revoir sur le visage d’une autre ? Mon odeur, penses-tu le sentir à nouveau ailleurs ? Ma tendresse, penses-tu la retrouver avec sagesse ? Je ne pense pas !
La souffrance d’une femme est plus puissante qu’une tempête, plus frappante qu’une météorite et encore plus fatale que la foudre. Tu ne sais pas le sens de ces mots ? Ouvre les yeux ? Deviens une femme et tu verras qu’elle souffre depuis le début de l’humanité.
Le sacrifice d’une femme dépasse la puissance d’un ouragan. Tu ne sais pas le sens de ces mots ? Ouvre les yeux ? Deviens une femme et tu comprendras ses sacrifices depuis le début de l’humanité.

Tu es coupable depuis hier comme aujourd’hui. Tu ne changeras pas. L’homme insignifiant ne change pas ; il reste une créature sans âme car il erre. Tu erres, tu erres, tu erres... Je lève ma plume et je te laisse sans regret : c’est ce que tu voulais.

La sentence est tombée : tu es COUPABLE !

Monsieur le juge, je vous prie de me laisser partir.


Publié le 9 octobre 2014

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