A toi, à nous


Etait-ce un bel adieu, était-ce un au-revoir
Qui peut savoir au fond, ce que cache un regard
Ou bien si certains mots, prononcés certains jours
Resteront inchangés demain ou bien toujours

Te perdre en fait, pourquoi ? Parce que tu me désires
Et même plus encore, je le sens, je le sais
La suite inéluctable, tu ne veux pas la lire
Tu dis que nous n’avons pas le droit d’y céder

Je ne peux qu’approuver, admirer ta droiture
Qui me prouve quel homme merveilleux tu es
Même si renoncer est une déchirure
C’est bien tel que tu es qu’un jour je t’ai aimé

Car pourquoi Dieu du ciel, faut-il sur cette terre
Renoncer par raison à tout ce qui est beau
A tout ce qui pourrait donner de la lumière
A ces jours tous pareils qui mènent sous la faux

Au nom de quoi, Seigneur, serait-il interdit
D’abandonner son âme à la douce caresse
D’un rayon de soleil embellissant la vie
Et transportant le cœur et les sens d’allégresse

Sommes-nous donc vivants seulement pour peiner
Se contraindre, souffrir, assumer tout, toujours
Si l’on trouve un trésor, faut-il donc le jeter
Au nom de la morale plutôt que de l’amour

La vie est donc si belle, si facile et si gaie
A-t-on tant de bonheur à ne savoir qu’en faire
Pour choisir sciemment de passer à côté
D’une étoile éclairant le ciel de sa lumière

Je ne sais pas pourquoi ces mots me montent aux lèvres
Peut-être que la douceur des tiennes au fil des jours
A laissé sur ma bouche une trace de fièvre
Peut-être est-ce cela qu’on appelle l’amour


Publié le 9 octobre 2014

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L'auteur

Christelle Goffinet-Maurin

Âge : 47 ans
Situation : Union libre
Localisation : Meyreuil (13) , France
Profession : Coordinatrice maritime
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