Thierry tougeron


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Âge : 46 ans
Localisation : La Rochelle (17) , France
Profession : Enseignant/Formateur

Centres d'intérêts

Ah, la poésie! Jaccottet mais aussi Dupin, Plath, Bonnefoy, Bobin, Rilke, Bousquet, Welter, Garcia Lorca et tant d'autres... Ah, les autres lettres! Renard, Voltaire et le solitaire mais aussi Bernard Noël et Gracq ou Quignard... Ah, la philosophie! Descartes, Spinoza et autres Bachelard... Et la psychanalyse, la psychologie, les sciences, l'histoire? Combien de mots enfouis dans les abysses du cortex pour si peu de mots sortis par la bouche, les mains, les yeux! Influence: clairement les mots de Jaccottet, "plus pauvre, si je peux".

Loisirs

Sport, brocante, vide-grenier, musées, cinéma, spectacles...

Dernières lectures

1. Darwin : C’est comme créer ou commettre un meurtre horrible que l’on ne peut avouer. Jamais tu n’oseras le faire savoir à l’humanité ce que tu as découvert bien avant ton voyage, ce que tu as écrit il y a presque vingt ans à ton retour du port… Non, il te faut encore des preuves de ce que les autres commencent à sentir et à exprimer. Accumuler, patienter, reformuler, expliquer. Ma pauvre femme ! A trente cinq ans tu as perdu tout sens dans ta vie par ma faute. J’ai tué Dieu, l’Homme et tu ne t’en remettras pas ! Tiens, le courrier du jour. Mais ce jeune scientifique me présente un article qui décrit ma théorie ! Il n’y a plus de temps à perdre, je dois évoluer, me lancer, lâcher prise et écrire puis publier, je poursuivrais le perfectionnement de mes arguments par la suite. 2. Buffon : Il faut regarder sans entraves, oublier ce que l’on a appris et s’imprégner les yeux, les sens. Regarder naïvement, comme un enfant, comme si c’était la première fois. Puis regarder encore, et encore, apprendre à regarder, puis revenir après un temps de pause et regarder, de nouveau regarder pour enfin voir. Regarder puis voir. Revenir regarder pour voir si l’on a bien vu ce que l’on a regardé. Puis revenir voir ce que l’on a vu pour comprendre si l’on a bien regardé. Je me tiens debout et d’abord j’observe et je me tais. Et si ça ne vient pas la classification binômiale ? Ca vient toujours, tu l’as bien vu ! 3. Gould : 1 neurone géant chez le Calamar 15 milliards d’années lumière pour l’Univers 2 millions d’espèces connues sur Terre 9 puis 8 planètes dans le Système Solaire Et moi? La mal mesure de l’Homme 4. Mayr : Si l’on tient compte de l’asymptote liée à l’épicentre du phénomène cladistique représenté ici par une courbe gaussienne et que l’on analyse les télomères qui jonchent les bras courts des chromosomes sexuels et qui règnent dans les mitochondries, on peut en première approximation se représenter le processus évolutif comme une suite harmonique de transfert d’énergie entre les omoplates des circonvolutions martiennes et les histones qui assurent le renouvellement de l’acide désoxyribonucléique dans une atmosphère anoxique malgré le transfert intégrant de protons et les désintégrations radioactives dans les sphères des Galapagos. Pour le dire plus synthétiquement : la Vie est Evolution. 5. Damasio : 1848 dans la nouvelle angleterre. L’excitation arrive dans la petite ville de Cavendish : le chemin de fer est en voie de construction. Boston-Birlington en 8 heures, quel progrès. Les hommes travaillent dur le long de la black rivière et la roche est rebelle. Le travail est pénible et le maniement d’explosif obligatoire…. Bon, ok, ça ne vous intéresse pas mon histoire. J’abrège. Il existe des hommes intelligents, dont les processus rationnels fonctionnent parfaitement mais qui ne peuvent plus ressentir ou exprimer aucune émotion. On les nomme les « Gage », des personnes qui connaissent ce même destin étrange, qui ne savent plus prendre de décision. La science avance et c’est l’erreur de Descartes. 6. Jaccotet : Parler de ce visage est plein Il porte les marques de la poiesis Ne vois-tu pas Hécate au loin chassé par les mots Racornir les lettres Purifier Simplifier Fouiller les cimetières de mots Récolter les blés germés des livres Séparer le grain de l’ivraie Sans cesse Fous les chercheurs d’or Et les chercheurs de mots Comme on aime les suivre La parole est vaine Derrière le météore apparaît la poussière A la lumière solaire Sur fond de silence Parsemé de lunes Pour accrocher les yeux Comme pour panser le vide Trois mots pour le comprendre peut-être un peu : Effacement Dénuement Ignorance 7. Bousquet : Tu chéris la douce naissance La peau sortie de la douche Eclairée faiblement par la mousse Des mots tracent leur ombre Qui reflète dans l’écume Tatoué sur la pierre d’air 8. Dimula : Séparés nous l’étions déjà Dans le vaste champ sépia A croire que nous ne savions vivre que comme ça Noir et blanc, sépia ou couleur ne sauraient transformer cet état Que jadis nous ne reconnûmes pas Qu’au loin, vague ou écume, nous ne distinguons pas Tout en sachant que demain viendra 9. De Andrade : Ton corps, cette maison de la joie, D’où sort cette lumière arasée et douce, Un chant de calliphène Sur les grains ombragés de ta peau. Ta tête, la douceur de la pointe de la connaissance, Une estampe chinoise Éclairée par les lucioles de tes nuits. La dentelle de pierre au bord de tes yeux Comme des cristaux du lac lacrymal Que les peines ont vidé Roses, amers Les mots comme des bouquets funéraires De cette lumière éteinte entre toutes Il reste encore l’arche du jour Le pont de la nuit Pour brûler Sans peaux, sans parfums 10. Limbour : Je cherchais dans les sables du désert. J’ai trouvé un grain. Mais est-ce le bon ?

Divers

Ateliers d'écriture programmés dans divers endroits.

Biographie

Thierry Tougeron, né en 1973 au Creusot, est professeur de Sciences dans l’Académie de Poitiers. L’écriture est pour lui, depuis toujours, la façon d’exprimer les sentiments et de faire apparaître la part poétique des événements de la vie, de tout ce qui ne se décrypte pas scientifiquement. Sans opposer Sciences et Arts, il tente au contraire de les relier dans un jeu de mots et d’images.

Motivations

Intermittent des mots, je ne les prends pas à mi-temps. Il en pleut dans ma tête comme les averses du printemps... Autant de gouttes que l'expérience a salée de son poids. Il en reste toujous sous mes ponts, des mots comme des fleuves et des torrents pour les jours sombres ou pour la lumière. J'invite en inventant. J'invente sans arrêt une façon de dire ou de voir, de toucher ou de sentir. La poésie est le commencement.

Photo(s)


Livre(s)

Fictions Intimes
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Thierry tougeron
Catégorie /
Roman sentimental

Mes défis